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On
nomme « plantes d'intérieur » les végétaux qui, au terme de
différentes étapes, passent de leur habitat naturel dans toute
partie du monde à nos vérandas serres ou appartement. On ne
peut maintenir les plantes en vie qu’en essayant de
reconstituer des conditions de culture aussi proches que
possible de leur environnement d'origine. Il faut pour cela les
observer attentivement, afin de voir comment elles réagissent
aux soins que nous leur prodiguons.
Cet engouement pour les plantes exotiques et tropicales n’est
pas récent. Il y a quelque 3 000 ans déjà, les Égyptiens
soignaient des plantes en bac dans leurs cours intérieures.
Grecs et Romains également, qui s'inspirèrent beaucoup de la
culture égyptienne et des anciennes civilisations asiatiques, décoraient
ainsi leurs patios.
De
nombreuses plantes passèrent les Alpes grâce à l'extension de
l'Empire romain. Après la chute de Rome, ce développement fut
stoppé pendant plusieurs siècles. Au XV' siècle, des
navigateurs italiens, portugais et espagnols introduisirent des
plantes exotiques en provenance d'Asie et d'autres contrées
lointaines. On dut construire des abris pour protéger ces
plantes des froids de l'hiver. La première serre fut ainsi édifiée
en 1585 à Padoue. Avec le développement des échanges
commerciaux au XVII' siècle, des plantes originaires de toutes
les régions du globe furent introduites en Europe.
L'aristocratie se fit construire des orangeries pour abriter les
plantes sensibles au gel. Les plus passionnés allaient jusqu'à
envoyer des explorateurs au-delà des mers pour se constituer
d'impressionnantes collections de plantes. Ces espèces extrêmement
rares gagnèrent ensuite peu à peu les jardins privés et, plus
tard, les pépinières.
Le
XIXème siècle vit un engouement tout particulier pour les
plantes exotiques et tropicales. De très grandes serres furent
construites partout en europe. Cette popularité diminua quelque
peu durant la première moitié du XXème siècle. Le déclin
s’accentua avec les crises de l’énergie que beaucoup
d’entre nous vécûmes depuis les années 70.
Avec les nouvelles technologies des aluminiers, de nombreuses vérandas
furent construites par les particuliers depuis ces 20 dernières
années sans pour autant y installer des plantes exotiques. Il
n’était pas rare d’y voir une planche à repasser ou une
table de ping-pong plutôt que de beaux palmiers !
Il
faut attendre le début des années 90 et les nombreuses journées
des plantes organisées dans toutes les régions pour voir nos
compatriotes retrouver l’âme jardinière, la main verte et
l’attrait des plantes peu ordinaires.
Le professionnalisme des nouvelles générations de pépiniéristes
n’est pas étranger à cette formidable attirance que représente
maintenant le végétal. Leurs connaissances botaniques et
culturales ont progressé, ainsi que l’esprit d’entreprise
et le soucis de transmettre aux clients leurs connaissances.
Le progrès en matière de sciences de la nature, botanique en
particulier, eut comme corollaire la création de nombreux
jardins botaniques dans les universités.
L'un des plus anciens d'Europe est celui de Heidelberg, fondé
en 1593. Les siècles derniers ont vu de nombreuses plantes
passer ainsi des jardins botaniques aux cultures commerciales.
Il
est très rare et maintenant rigoureusement interdit que les
plantes passent directement de leur habitat d'origine à nos intérieurs.
Les lots de plantes mères sont cultivés par des producteurs spécialisés
comme TropicaFlore, à des fins de multiplication. Les jeunes
plants obtenus sont ensuite vendus aux collectionneurs ou tout
simplement aux amoureux de plantes peu courantes.
Parallèlement
à l'essor de la culture des plantes d'intérieur , les
horticulteurs se sont efforcés de rendre les espèces d'origine
encore plus belles et plus faciles à cultiver. Ils ont ainsi sélectionné
les plus belles plantes, celles présentant des qualités intéressantes,
et les ont gardées pour la multiplication. Il y a également
les sujets qui présentent des mutations par rapport aux plantes
d'origine, par exemple en ce qui concerne le port, la forme des
feuilles ou la teinte des fleurs. Ces mutations sont des
variations naturelles du patrimoine génétique de la plante,
spontanées ou plus rarement provoquées par l'homme. Les sujets
présentant des mutations jugées intéressantes sont alors
multipliés en vue de leur commercialisation. Une autre
possibilité pour obtenir de nouvelles plantes consiste à
effectuer des croisements (hybridation) Cette technique est
cependant délicate et il faut souvent des années avant
d'obtenir la combinaison souhaitée des caractères de deux
plantes.
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